Un avant goût du futur IBM Connections et de ce qu’il va changer

Lors du dernier Lotusphere d’Orlando nous avons eu un avant goût de ce a quoi allait ressembler la nouvelle mouture du réseau social d’IBM dans les mois à venir. Et on en saura certainement encore plus dès cette semaine à Lotusphere Paris.

Pour commencer, regardons bien cette présentation afin de comprendre l’ampleur de l’évolution qui nous attend :

Maintenant, prenons un peu de recul et, en gardant, en tête que la technologie n’est que la « balle qui permet de jouer au jeu » demandons nous ce que tout cela peut changer tant par rapport à la proposition de valeur d’un tel outil qu’en termes de conduite du changement. Qu’est ce que le champ des possibles ouvert par ce nouveau projet change en termes de stratégie projet voire en termes de stratégie tout court ?

On peut imaginer à terme :

– la fin de la guerre des espaces de collaboration et d’échange qui en dispersant l’attention du collaborateur rendait difficile l’adoption de chaque nouvel outil ainsi que les dynamiques transverses : lorsqu’une problématique apparait dans un outil et que le potentiel permettant sa résolution se trouve dans un autre on ne pouvait compter jusqu’à présent que sur l’ingéniosité et le volontarisme du collaborateur appelé à jouer un rôle de middleware humain. Demain on peut imaginer que le recentrage du centre de gravité du poste de travail autour de tels outils favorise les dynamiques collaboratives transverses. On parlera d’ailleurs de transversalité à deux niveaux : l’une d’un point de vue organisationnelle et l’autre fonctionnelle puisqu’on va pouvoir envisager de scénario « cross-outils ».

– que ce déplacement du centre de gravité du poste de travail joue un rôle capital dans la diffusion de nouvelles pratiques. Un collaborateur qui garde une certaine distance par rapport à ces usages nouveaux va pouvoir trouver avantage à travailler dans un tel outil car il lui permet à la fois de gérer ses mails, ses « événements métier » sans avoir à changer d’outil. Ce faisant il n’est plus qu’à un clic de pouvoir initier des échanges, de collaborer autours de ses problématiques métier, ce qui, auparavant, lui aurait demandé l’effort de changer d’outil. Or on ne développe les usages spécifiques à un outil que si on a une raison d’utiliser l’outil régulièrement. Second enseignement, d’ailleurs, avant de proposer au collaborateur de faire d’autres choses, autrement, il faut déjà lui permettre de se rassurer en lui permettant de faire ce qu’il faisait avant. Leçon visiblement apprise donc. Dernier point, et non des moindres. Imaginons que le collaborateur en question, concentré sur son mail et ses outils métier, fasse une recherche sur un sujet. Le fait que tout soit accessible dans le même outil va, alors qu’il cherchait peut être le contenu d’un email ancien, lui permettre se se voir proposer des « profils » de personnes pertinentes, des communautés, des contenus partagés et l’amener à découvrir un monde dans lequel il se ne serait jamais aventuré auparavant. Mais puisque c’est dans le même outil, que la solution à son problème est peut être à un clic, on peut penser qu’il passe le pas avec intérêt.

– une approche à plus forte valeur ajoutée opérationnelle des déploiements. Auparavant la mise en place, et surtout l’adoption, d’une plateforme de réseau social nécessitait prioritairement d’identifier des usages communautaires clé permettant de partager et générer la connaissance dont chacun pouvait avoir besoin dans le cadre de son activité. Restait alors aux plus convaincus de faire eux même le lien entre la dimension « business » et la dimension « sociale » de leur activité. En passant d’un outil à l’autre, nous l’avons dit, mais en essayant également de faire transiter l’information entre les outils. Avec un vrai point de blocage : le lieu où émergeaient les problèmes, le lieu où on agissait sur eux et le lieu où se trouvait le potentiel humain et informationnel nécessaire à leur résolution étaient isolés les uns des autres. En ramenant le problème, sa gestion et le potentiel de résolution dans le même contexte, l’outil va permettre de partir des problématiques opérationnelles, des points critiques de certains process, workflows ou gestion de projet pour élaborer un dispositif social permettant la résolution de problème et la prise de décision et de créer l’articulation entre les dispositifs visant à gérer le savoir et ceux qui visent à l’utiliser. Le tout sans dispersion de l’attention du collaborateur.  Avec, au final, un impact beaucoup moins aléatoire et incertain des activités « sociales » sur l’opérationnel. Autrement dit des dispositifs plus faciles à piloter et, surtout à mesurer.

Voici quelques idées rapidement jetées et on en saura certainement plus dans quelques semaines sur les approches nouvelles que permettra cette version qui incarne une inflexion majeure dans la vision qu’on peut avoir d’un outil de réseau social. Mais est-ce encore un outil qui mérite ce qualificatif ? On voit clairement que le concept de réseau social en tant qu’outil isolé est en train de migrer vers la notion beaucoup plus globale et cohérente de Digital Workplace.

Mais on reparlera de tout cela dans de prochains billets.

 

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Posted in Conduite du changement, Outils

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